L’entrepreneuriat féminin en Afrique ‒ franchir le cap

Source : http://www.french-connect.com/images/stories/citation_femme_entrepreneure.png

Dans les pays africains, pour pallier aux problèmes du chômage, bien de gouvernements mettent en place des mesures pour promouvoir l’entrepreneuriat.

Entreprendre est donc le mot sur toutes les lèvres en ce moment. Les jeunes entreprennent, souvent de leurs propres grés, mais de plus en plus “fortement incités” aussi bien par les politiques publiques, par leurs parents, leurs entourages.

 

Certes, le niveau d’entrepreneuriat varie d’un pays à un autre en fonction de la mentalité et du degré de développement des pays, mais s’il y a bien un problème commun à ceux-ci, c’est celui de l’entrepreneuriat féminin.

 

L’entrepreneuriat et les femmes en Afrique

Oui, les femmes aussi ne veulent pas rester en marge de cette évolution mais malheureusement elles sont rattrapées  par les problèmes liés à la condition féminine.

 

En Afrique, au premier abord, une femme qui entreprend est pour bien de gens une curiosité. La seule activité entrepreneuriale tolérée aux femmes reste le commerce, et encore juste le genre de commerce qui n’oblige pas à être en voyage tout le temps, qui n’oblige pas à laisser la garde du foyer à l’homme, au conjoint.  Alors lorsqu’une femme décide d’entreprendre, les commentaires fusent: “Pourquoi ne pas te trouver simplement un travail ?”  “Tu penses que tu peux partir et laisser la maison comme ça ?” “Qui se chargera des enfants et s’occupera de leur éducation?” “Mais voyons, (sur un ton bien condescendant)  tu ne survivras jamais dans un tel milieu“.

 

Oui sur le continent africain, la femme est l’être qui doit prendre soin du foyer, de la maison et non celle qui, dehors, affronte le risque, va au-devant des difficultés si ce n’est pour braver la nuit, pour accompagner son fils fiévreux ou un membre de sa famille aux urgences. C’est encore plus ahurissant et intolérable quand ces commentaires viennent des femmes.

 

Voilà une infime partie des préjugés et autres commentaires auxquels nous les femmes, lorsque nous décidons d’entreprendre, comme nos équivalents masculins, de monter notre entreprise, de lancer notre start-up. Toutes ces choses cumulées peuvent en un laps de temps éteindre en vous toute flamme entrepreneuriale à moins d’avoir une détermination invincible.

Les femmes et l’entrepreneuriat en Afrique

Certains diront à raison que la «Wonder Aunty» (au cas où vous n’aurez pas saisi, c’est moi) de wycl.fr raconte n’importe quoi, il y a bien des femmes entrepreneurs très connues.

Que fait-elle d’Ory Okolloh, fondatrice d’Ushadidi, d’Afua Osei, co- founder de She Leads Africa, de Bethlehem Tilahun Alemu, fondatrice de soleRebels et de bien d’autres? Ils n’ont pas tout faux. Seulement, à un moment ou à un autre, elles ont toutes rencontré des préjugés, faire face à des injustices uniquement basées sur leur genre.

Les règles de base

Si  l’une des règles principales de l’entrepreneuriat en général est de cultiver la patience, la résilience et la persévérance, en tant que femme il est impératif et capital de s’armer doublement de patience, de résilience et de persévérance.

 

Ensuite, avoir une idée bien précise de son projet et de son objectif et y croire fortement est une clé importante, celle de l’endroit où il faut stocker les rêves. Elle permet de résister à chaque préjugé, injustice, situation désagréable liée au genre. On entrouvre la porte, on se baigne de ses rêves et on repart au front.

 

Il est également important de bannir l’idée reçue qu’une femme a plus de chances d’obtenir des facilités. Ce n’est pas toujours le cas, rarement d’ailleurs dans le milieu de l’entrepreneuriat. Les plus machiavéliques vous tendront exprès des pièges dans ce sens, pour le simple plaisir de vous voir échouer.

 

Et enfin, qu’on le veuille ou pas il faut savoir amadouer les hommes. Ne pas balayer d’un revers de main l’avis et l’importance de la gente masculine parce que notre monde est machiste et patriarcale. Il faut être assez malin pour rendre les hommes autour de vous acquis à votre cause. On nous enseigne que l’indépendance et la liberté d’expression s’arrachent, mais parfois la ruse est le chemin le plus court pour atteindre les objectifs.

 

Soyez donc patientes, résilientes, persévérantes et rusées. Comme moi quand je les « amène » à changer les couches du bébé ;).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *